nez à nez
le pendu la pendule
le buvard la buvette
la gale le galet
la crème et le crime
le phare la farine
le faisceau la fissure
le râteau la rature
nez à nez
le pendu la pendule
le buvard la buvette
la gale le galet
la crème et le crime
le phare la farine
le faisceau la fissure
le râteau la rature
Médée aime Jason qui aime Créuse qui aime Jason. Qui aime Médée ?
côte à côte marchant d’un bon pas
la douille et le douillet
la douve et le duvet
le fauve et la fauvette
le mobile et sa mobylette
le bar et sa barette
les mets leurs miettes
mademoiselle promène Son-Moi dans la grande ville. Il se tient en retrait, haletant, tirant légèrement sur sa laisse dans un mouvement délibéré de refus. Court sur pattes, sexe indéterminé dans les replis du ventre, et pourtant quelque chose ballotte sous les flancs aux poils ras mais on ne saurait dire. On ne saurait.
mademoiselle, tirée à quatre épingles tirant Son-Moi tirant vers l’arrière, hâte le pas. Pas le temps de s’arrêter à tous les lampadaires pour laisser Son-Moi renifler les vieilles urines d’autres Son-Moi, Ton-Moi ou Mon-Moi par exemple, ça par exemple ! Sur le trottoir, Mademoiselle marche, Son-Moi en bandoulière, queue fouettant les gaz d’échappement.
mademoiselle tangue, gîte. Mademoiselle penche, pense, panse peu épaisse rentrée quand même, fesses plus charnues divisées dans cette course à bout de course, la droite à droite, la gauche à gauche, le monde est en ordre et la ficelle du string au milieu, immobile, on dirait. Invisible sous le jean, on dirait. Disons-le. Inexistante, on dirait. Le dira-t-on ?
Son-Moi subitement à l’arrêt, à la raie