parfois je croise des hommes qui portent ton parfum. Je ne le reconnais pas immédiatement mais je tombe en arrêt, comme on le dirait d’un chien de chasse. D’une chienne. Et je renifle ce souvenir ténu de ton corps. Orifices ouverts, tête qui pivote. Je te guette avant même de savoir que je te guette. La tristesse fugace de t’aimer encore après toutes ces luttes pour te défaire en moi, te déchirer, te rompre avec les dents, les poings, la rage. Il semble que j’ai perdu la guerre. L’oubli t’oublie.
Je plie.
Capitule.
Dans l’amour perdu, brusquement, le perdu ne compte plus.
Reste l’amour.